Les 6 métacompétences pour travailler dans la donnée et l’IA

Les 6 métacompétences pour travailler dans la donnée et l'IA
Chronique · BSMART

Les 6 métacompétences pour travailler dans la donnée et l’IA

La donnée n’est pas que de l’informatique. Et les métiers qui en découlent dépassent largement la technique.

David BESSOT · 2025 · Chronique vidéo

Le grand public comme les entreprises confondent souvent « données » et « informatique ». C’est une erreur de perspective aux conséquences bien concrètes — elle empêche d’appréhender l’ampleur des enjeux. L’informatique est à la donnée ce que la comptabilité est à la finance : un support, une technique au service d’un objet qui la dépasse largement. La donnée touche aux usages, aux modèles économiques, à la stratégie, au juridique, à la culture d’entreprise. La réduire à de l’informatique, c’est se condamner à en rater l’essentiel.

Chronique · BSMART · Smart Tech

David Bessot, VP du Cercle de la Donnée, présente les six grandes familles de compétences qui structurent les métiers de la donnée et de l’IA — et pourquoi elles dépassent la seule dimension technique.

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Des métiers vont disparaître. La plupart vont évoluer. Et de nouveaux vont émerger. Pour se préparer à ces transformations, six grandes familles de compétences se dessinent — six métacompétences qui structurent le rapport au travail dans un monde organisé autour de la donnée et de l’IA.

Les compétences business d’abord : comprendre la finalité, relier la donnée aux enjeux métiers, savoir faire autrement. C’est le territoire du Data Steward. Les compétences techniques ensuite — non pas réservées aux ingénieurs, mais nécessaires à tous, du jardinier à l’avocat : comprendre et utiliser la technique est devenu une condition de base. Certains métiers restent plus techniques que d’autres, comme le Data Ingénieur, mais personne n’y échappe vraiment.

Les compétences relationnelles rappellent que gérer la donnée, c’est avant tout échanger de l’information — une capacité de compréhension mutuelle que nos réflexes technocentrés ont souvent atrophiée. Le Data Manager, responsable d’un domaine de données, en est l’exemple le plus parlant. Viennent ensuite les compétences éthiques : travailler avec la donnée, c’est disposer d’un superpouvoir. Ça demande un sens des responsabilités à la hauteur. Le Data Ethics Officer incarne cette exigence.

Superpouvoir

Nous avons un superpouvoir. Ça demande un super sens des responsabilités.

Les compétences de conception couvrent la création d’agents, la conception de services et de produits de données — un territoire que le Data Broker commence à occuper. Enfin, les compétences de sécurité et de conformité construisent le cadre indispensable : DPO, RSSI, professions réglementées. C’est une filière qui se structure progressivement. Un groupe de travail dédié aux professions réglementées travaille depuis plusieurs mois à poser les bases d’une forme d’autorisation de mise sur le marché de certains services numériques.

Phrase à retenir

L’informatique est à la donnée ce que la comptabilité est à la finance.

Trois grandes familles de métiers vont se développer : ceux de la stratégie, de la gouvernance et du contrôle ; ceux de l’architecture et de l’ingénierie ; ceux de la valorisation et de l’innovation. L’IA accélère ce mouvement sans le contredire — elle est d’abord de l’informatique, donc de la data. Pour les gouvernements, les universités, les entreprises et la société, comprendre ce patrimoine de données et apprendre à s’en servir est le défi de la décennie.

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